🪐 Une exoplanète restée cachée dans les données pendant plus de dix ans. Ce n'est pas une énigme astronomique mais la démonstration de la manière dont progresse la recherche. On vous explique 👇 Dans une nouvelle étude à laquelle le CEA-Irfu a participé, des astronomes ont annoncé la découverte de Bêta Pictoris d'une troisième exoplanète en orbite autour de l'étoile Bêta Pictoris. Il s’agit de l’exoplanète la moins lumineuse jamais photographiée directement depuis le sol. Elle avait pourtant déjà été captée... sans être identifiée. Pourquoi cette découverte est-elle remarquable ? Elle illustre 3️⃣ avancées majeures de l'astronomie moderne. 🔭 Repousser les limites de l'observation. Photographier directement une planète aussi peu lumineuse, noyée dans l'éclat de son étoile, était jusqu'ici hors de portée. Les performances de l'instrument ERIS du Very Large Telescope de l'ESO ouvrent désormais l'accès à une nouvelle catégorie d'exoplanètes - des jeunes analogues à Jupiter jusqu’à 500.000x plus faible que leur étoile en infrarouge. 📚 Révéler le potentiel des archives scientifiques. Une fois la planète détectée, les chercheurs l'ont retrouvée dans plus de dix ans d'observations réalisées avec SPHERE sur le VLT, ainsi que dans les archives du télescope spatial James Webb. La découverte montre que les données acquises hier continuent de produire de nouvelles connaissances aujourd’hui grâce aux avancées dans le domaine des algorithmes de traitement de données. 🌌 Mieux comprendre la formation des systèmes planétaires. Avec trois planètes désormais observées directement, Bêta Pictoris devient l'un des très rares systèmes permettant de comparer plusieurs exoplanètes nées dans un même environnement. Un laboratoire exceptionnel pour mieux comprendre la naissance et l'évolution des planètes. Crédit 📸 : European Southern Observatory/Digitized Sky Survey 2 & European Southern Observatory/B. Sutlieff, M. Bonse et al. 👋 Valentin Christiaens Franck Sabatié Marine Vandebrouck CEA-Irfu Estelle LEMAITRE Sophie Kerhoas Allan Petre
C'est fascinant de voir comment l'alliance entre nouveaux instruments de pointe et algorithmes de traitement de données permet de "débloquer" des découvertes restées tapies dans dix ans de données. Au-delà de l'imagerie directe, cette 3e exoplanète va-t-elle permettre de préciser la dynamique orbitale globale du système et la structure de son disque de débris ? Bravo aux équipes du CEA-Irfu, de l'ESO - European Southern Observatory et à l'ensemble des chercheurs impliqués pour ce magnifique travail d'archéologie donnée !
Pour aller plus loin sur ce qu'on fait en #astrophysique au CEA, il y a toujours le dossier paru dans La revue du CEA 😉 www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/la-revue-du-cea/RevueCEA-n11.pdf
excellente découverte et très bonne explication merci !
Une alerte publique sur des faits de faux témoignages et harcèlement moral reste sans réponse pendant plus d'un an, malgré des enregistrements audios explicites et de nombreux documents écrits. Ce n'est pas une énigme juridique, mais la démonstration de la manière dont le CEA peine à répondre à ses obligations légales et à jouer la transparence. Envie d'en savoir plus ? Consultez mes posts !
Même si ces observations mettent en évidence la formation d'un système planétaire, ce système est cependant bien trop jeune (seulement vingt millions d'années) pour que la vie ait pu avoir le temps d'émerger. De plus, il règne sur ces exoplanètes un température bien trop élevée (~330°C pour Bêta Pictoris d). https://observatoiredeparis.psl.eu/decouverte-d-une-troisieme.html L’exoplanète Pictoris d observée au fil des ans. Crédit : ESO/B. Sutlieff, M. Bonse et al.