💧Naturellement, les rivières de plaine serpentent. Elles forment des méandres, ces courbes qui ralentissent l’eau, favorisent les échanges avec les berges et abritent une grande diversité d’espèces. Mais au fil du temps, de nombreux cours d’eau ont été “coupés” pour rendre leur tracé plus droit, notamment pour faciliter l’exploitation des terres en bord de rivière. Mais voilà, en supprimant les méandres, l'eau va plus vite et coule avec plus de force. Les conséquences ? Une perte de connexion écologique entre la rivière et les berges. Impossible pour les animaux de passer de la berge à la rivière pour s'y abreuver, la végétation ne peut pas se développer sur les berges trop abruptes... et tout un écosystème est appauvri. La solution ? Restaurer le lit naturel des rivières et les "reméandrer". Mais l’ingénierie de la restauration est une pratique non stabilisée, entrainant de nombreuses controverses. C’est ce qu’a analysé Marie Lusson dans sa thèse au sein de l’UMR G-EAU, à @INRAE Occitanie-Montpellier. Avec Emilien De Bortoli, elle en a tiré un film : 𝑀𝑒́𝑎𝑛𝑑𝑟𝑒𝑠, 𝑜𝑢 𝑙𝑎 𝑟𝑖𝑣𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒́𝑒. Un documentaire à regarder un soir d’été, pour se laisser porter par les rivières et redécouvrir comment, en retrouvant leur forme naturelle, elles nous invitent aussi à repenser notre manière de vivre avec elles et avec la nature.
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INRAE, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement
À propos
INRAE, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est un acteur majeur de la recherche et de l’innovation créé le 1er janvier 2020. Institut de recherche finalisé issu de la fusion entre l’Inra et Irstea, INRAE rassemble une communauté de 12 000 personnes, avec un peu plus de 200 unités de recherche et une quarantaine d’unités expérimentales implantées dans 18 centres sur toute la France. L’institut se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal, et se classe 11ème mondial en écologie-environnement. INRAE a pour ambition d’être un acteur clé des transitions nécessaires pour répondre aux grands enjeux mondiaux. Face à l’augmentation de la population, au changement climatique, à la raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité, l’institut construit des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes. http://jobs.inrae.fr
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Parmi les 3,5 millions d'aliments répertoriés dans la base Open Food Facts, plus de 139 000 produits contiennent au moins un colorant alimentaire, soit près de 4 % des aliments référencés. Pour mieux comprendre leurs effets sur la santé, les scientifiques de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle EREN (Inserm, #INRAE, Université Sorbonne Paris Nord, Université Paris Cité, Conservatoire National des Arts et Métiers) ont analysé les données de plus de 100 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, suivis pendant plusieurs années. Leurs résultats montrent qu'une 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐞𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 est associée à : 🔸 +𝟑𝟖 % 𝐝𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐞̀𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐲𝐩𝐞 𝟐 🔸 +𝟏𝟒 % 𝐝𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫, par rapport aux personnes les moins exposées. Ces travaux s'ajoutent à une troisième étude montrant que certains conservateurs alimentaires sont également associés à un risque accru d'hypertension et de maladies cardiovasculaires. Ces résultats confortent les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) : privilégier les aliments peu transformés et limiter l'exposition aux additifs alimentaires non indispensables. Pour en savoir plus : https://lnkd.in/edf_qqW4
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Protéines animales ou végétales : quelle différence ? 🌱🍗 Les protéines sont indispensables. Elles sont les briques de notre corps, faites d’acides aminés dont 9 essentiels que notre organisme ne sait pas fabriquer. Contrairement aux idées reçues, ces protéines ne se trouvent pas que dans la viande : céréales, légumineuses, noix, œufs, poissons, produits laitiers… les sources sont multiples. La différence entre protéines animales et végétales résident dans leur composition : 🔸Dans les protéines animales, tous les acides aminés, y compris les essentiels, sont présents en quantités suffisantes. 🔸Dans les protéines végétales, certains acides aminés essentiels sont présents en quantité faible, c’est pourquoi il est pertinent d’associer céréales et légumineuses pour obtenir un bon profil d’acides aminés. Un aliment n’apporte pas uniquement des protéines. Il contient aussi des vitamines, des minéraux, des fibres et bien d’autres nutriments. Une alimentation diversifiée est essentielle pour notre santé mais aussi pour l’environnement. Varier nos sources de protéines contribue à une alimentation plus durable. 🌍 On vous explique tout dans cet épisode de notre série "Approchez-vous” Réalisation Toys Films
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🐴 À 6 mois, un poulain sait déjà marcher, manger seul et explorer son monde. Alors une question se pose : sa mère lui est-elle encore vraiment utile ? C'est ce qu'ont voulu comprendre des scientifiques en suivant 24 poulains âgés de 6 à 13 mois. Tous vivaient dans le même environnement physique et social, entourés d'autres jeunes et d'adultes. Une seule différence les séparait : ➡️ 12 poulains sont restés avec leur mère jusqu'à 13 mois. ➡️ 12 autres en ont été séparés à 6 mois, comme c'est souvent le cas en élevage. Pendant 7 mois, les scientifiques ont observé leur comportement, suivi leur croissance, mesuré certaines hormones, et réalisé des IRM cérébrales pour visualiser le développement de leur cerveau. Et les résultats ont surpris les chercheurs eux-mêmes. Car les différences observées ne concernaient pas seulement le comportement... Les poulains séparés de leur mère à 6 mois montrent des cerveaux moins matures dans les zones impliquées dans les interactions sociales, la prise de décision, la gestion de l’énergie. Mais ce n'était pas la seule différence : Les poulains restés plus longtemps avec leur mère sont plus curieux et explorateurs de leur environnement. Ils étaient aussi plus compétents socialement : ils jouaient davantage avec les autres, toilettaient plus souvent leurs congénères, et se montraient plus à l'aise face à des situations sociales nouvelles. Plus étonnant encore : Ils passaient moins de temps à brouter... mais prenaient davantage de poids : +58 % jusqu'à leur 13 mois contre +42 % chez les poulains séparés tôt, signe d'une croissance plus efficace. Et ensuite ? Ces résultats ne donnent pas d'âge idéal de séparation, mais montrent que cette décision a des effets mesurables sur le développement social, physiologique et cérébral du jeune. Ils font écho à ce qu'on observe chez d'autres mammifères sociaux (loups, manchots), mais aussi les humains : le rôle du parent comme médiateur entre le jeune et son environnement pourrait être un mécanisme partagé. Étude menée par des scientifiques #INRAE, CNRS, Université de Tours, de Institut français du cheval et de l'équitation - IFCE en collaboration avec le CEA et Université Paris-Saclay. En savoir + : https://lnkd.in/eHXGkfPY
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Des aliments fermentés, il en existe plus de 5 000 dans le monde. Il y en a beaucoup que vous consommez déjà, mais parfois ce n’est pas si facile de s’y retrouver. Alors fermenté ou pas fermenté ? On a posé la question à Eric Guedon, spécialiste de la fermentation et des microorganismes, à l’unité STLO de Rennes, INRAE Bretagne-Normandie.
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Face à la destruction de plusieurs de ses dispositifs majeurs de recherche forestière en Gironde, INRAE se mobilise pour préserver les connaissances acquises, poursuivre les travaux engagés et préparer la reconstruction. Les feux extrêmes de cette semaine en Gironde ont détruit près de 80 hectares de dispositifs d’observation et d’expérimentation forestières sur le domaine INRAE de Castillonville. Certains de ces observatoires, conduits depuis plusieurs décennies, contribuaient à des programmes et réseaux scientifiques d’envergure nationale et mondiale. Parmi eux, GRIFON, programme de recherche de niveau régional, le PEPR FORESTT et OptFORESTS, programme de coopération scientifique de dimension internationale consacré à l’adaptation et à la résilience des forêts. Les objectifs de ces programmes, adossés à nos dispositifs scientifiques expérimentaux, étaient multiples et stratégiques : - Conserver et étudier les ressources génétiques sélectionnées du pin maritime, dans le cadre du GIS Groupe Pin Maritime du futur, associant notamment le CNPF Centre national de la propriété forestière, le CPFA, Centre de Productivité & d'action Forestière d'Aquitaine, Institut technologique FCBA, #INRAE et ONF (Office National des Forêts), avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’État. - Etudier l’effet de la diversité et du mélange des essences sur la résistance des forêts, leur résilience, le stockage de carbone et la biodiversité. au sein du dispositif ORPHEE dans TreeDivNet, réseau international d’expérimentations sur la diversité des arbres. - Tester, sur la plateforme expérimentale XYLOSYLVE, différents itinéraires sylvicoles : pin maritime conduit selon plusieurs modalités, eucalyptus, pin taeda ou encore mélanges d’essences, pour évaluer la durabilité de systèmes de production de bois et de biomasse. - Modéliser la croissance des peuplements de pin maritime en fonction du climat, des conditions du milieu, de la génétique et des pratiques sylvicoles, au sein du réseau expérimental national du GIS Coop de données (498 placettes en France depuis + de 25 ans) Grâce à la mobilisation exceptionnelle des sapeurs-pompiers, des pouvoirs publics et des équipes INRAE Nouvelle-Aquitaine Bordeaux, les bâtiments, les équipements scientifiques et plus de 300 hectares de terrains expérimentaux ont pu être préservés. Les deux arboretums du domaine ont, à ce jour, été peu touchés (photos d'archive). Cette destruction interrompt donc une série d’observations essentielles sur long terme. Mais elle renforce aussi la détermination d’INRAE à concevoir, avec ses partenaires, scientifiques et professionnels, une nouvelle génération de dispositifs expérimentaux adaptée aux changements globaux pour éprouver de nouvelles solutions, accompagner les gestionnaires forestiers et éclairer les choix collectifs. Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Philippe Mauguin
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C’est à la naissance que le bébé développe son microbiote intestinal, au contact de son environnement. Et le mode de naissance influence la colonisation de l’enfant par ces bonnes bactéries, essentielles à notre santé. Mais d’autres facteurs (alimentation, médicaments, environnement…) opérant au cours des premiers mois de vie peuvent avoir un impact sur la construction du microbiote intestinal et sur la santé de l’enfant. Hervé Blottière, Directeur de recherche à l’INRAE, spécialiste du microbiote des enfants, nous explique pourquoi le bon développement de ce microbiote durant les premières années de la vie est crucial à long terme ! Et si vous souhaitez aider la recherche, rejoignez l’aventure Le French Gut Kids, on a besoin de vous… et du microbiote de vos enfants ! ❤️ 𝐒𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐞𝐳 Le French Gut - le microbiote français 👉 𝐅𝐚𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐮𝐧 𝐝𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 don.lefrenchgut.fr
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🔥 Un incendie ne commence pas le jour où une étincelle apparaît. Il commence parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant, lorsque la sécheresse assèche les sols, les herbes et les arbres. En France, un feu de forêt dépend de 3 facteurs : 🌡️ Une météo chaude, sèche et venteuse. 🌲 Une végétation devenue suffisamment sèche pour brûler. 🚶 Un déclencheur… une activité humaine. Et ce dernier facteur est loin d'être anodin : environ 95 % des départs de feu en France sont d'origine humaine. Un mégot jeté par la fenêtre, un barbecue mal éteint ou une étincelle lors de travaux peuvent suffire à déclencher un incendie. Grâce aux progrès de la prévention et des moyens de lutte, les surfaces brûlées ont globalement diminué ces dernières décennies. Mais les épisodes de sécheresse et de chaleur extrêmes deviennent plus fréquents avec le changement climatique. Résultat : les conditions favorables aux feux extrêmes augmentent. Et pourtant… Contrairement à ce qu’on peut croire, certaines forêts savent vivre avec le feu. 🌲 Le pin d'Alep libère une partie de ses graines sous l'effet de la chaleur d'un incendie, ce qui lui permet de recoloniser rapidement les terrains brûlés. 🌳 Le chêne liège, lui, est protégé par son épaisse écorce isolante et peut repartir après le passage des flammes grâce à des bourgeons préservés. Mais ces stratégies ont leur limite. Elles se sont construites au fil de milliers d'années, dans un contexte où les incendies restaient espacés. Aujourd'hui, lorsqu'un feu revient trop vite ou devient trop intense, les jeunes arbres n'ont plus le temps de grandir avant l'incendie suivant. Il faut souvent 20 à 30 ans pour qu'une forêt retrouve sa structure. Et tous les arbres forestiers ne sont pas égaux face au feu. Les hêtres, par exemple, n'ont développé ni écorce protectrice épaisse, ni stratégie de régénération post-incendie efficace. Avec l'augmentation des sécheresses, y compris dans des régions du Nord de la France, ces écosystèmes deviennent à leur tour plus vulnérables. Une fois brulée, ce type de forêt repart de zéro, avec l’installation des premiers végétaux pionnier : les lichens et la mousse. Autant dire qu’il faut être très patient avant de voir les nouveaux arbres. 🌳 Le problème n'est donc pas uniquement que les forêts brûlent. Certaines savent y survivre depuis des millénaires. Le problème, c'est qu'elles n'ont plus toujours le temps de s'en remettre. 🚗 Alors cet été, soyez attentifs et prudents. Pour éviter qu'une simple étincelle rencontre une forêt déjà fragilisée par des semaines de sécheresse.
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🎥 45 secondes pour découvrir un métier essentiel au quotidien des équipes de recherche. Aujourd’hui, partez à la rencontre de Gwenola, responsable travaux du centre INRAE Lyon-Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes. Son rôle : planifier et organiser les travaux du centre, veiller au bon état des bâtiments et des équipements, et s’assurer que les équipes puissent travailler dans de bonnes conditions. Au-delà des aspects techniques, son métier repose aussi sur la coordination et le dialogue avec de nombreux interlocuteurs : collègues du centre, entreprises et bureaux d’études. Ce qui l’anime au quotidien ? 👉 voir les projets se concrétiser 👉 améliorer les espaces et les conditions de travail 👉 travailler en équipe pour faire avancer des projets utiles à tous 🏗️ Rénover, aménager, sécuriser : autant de projets qui nécessitent de faire le lien entre les besoins des équipes et leur concrétisation sur le terrain. 🔎 Envie d’un métier qui a du sens ? ➡️ Découvrez nos opportunités sur INRAE Jobs
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Ça chauffe pour les plantes. Elles manquent d’eau. Pire encore, elles en perdent ! Avec les périodes de canicule et de sécheresse qui se font de plus en plus nombreuses, les plantes sont régulièrement soumises à un important stress hydrique. Quand elles ouvrent leurs stomates pour laisser entrer le CO2 nécessaire à la photosynthèse, de l’eau s’échappe des feuilles. On dit qu’elles transpirent. Et comme nous, plus il fait chaud et sec, plus les plantes transpirent. Mais pour éviter de se déshydrater, ce qui pourrait leur être fatal, les plantes ont développé au cours de l’évolution plusieurs stratégies : économiser l’eau, la stocker, aller la chercher plus en profondeur… Quand il s’agit de pallier le manque d’eau, les plantes ne manquent pas de ressources ! Approchez-vous, on vous montre ça. Et vous, comment vous occupez-vous de vos précieuses plantes en période de sécheresse ? Partagez vos astuces en commentaire ! INRAE I Réalisation : Toys Films, avec l’appui scientifique de Florent Pantin